Pour une culture de la construction écologique et solidaire | Rencontre avec Jean-Michel MEZANGE, ECLORE

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30/11/2021
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Je crois à la pertinence de la dynamique d'insertion par l'activité économique, dynamique s'inscrivant dans un modèle économique et social en parfaite adéquation avec les désordres planétaires. Je crois que c’est le bon moment pour que les collectivités publiques se saisissent de cette question et développent ces dynamiques déjà existantes sur les territoires.
Jean-Michel MEZANGE, ECLORE
Le projet d'ECLORE, c’est faire grandir une filière et des personnes en s’imprégnant des valeurs portées par l’écoconstruction solidaire.
Jean-Michel MEZANGE

Bonjour Jean-Michel MEZANGE, comment allez-vous dans cette période de crise sanitaire, doublée d’incertitudes économiques, sans oublier la crise climatique qui s’accentue ?

Cela va plutôt très bien.

Je vis en ce moment une belle aventure humaine sur le chantier de construction d’un Pôle Enfance sur la commune de Guenrouet (44). J’y fais ce que j’appelle de l'écoconstruction solidaire. J’accompagne un chantier d’insertion par l’activité économique pour faire une isolation en paille enduite à l’argile dans le cadre d’un marché public.

J'ai bien conscience de toute l'agitation extérieure et des désordres croissants du monde. Qui ne l’est pas ? Je ressens pourtant un calme intérieur et une forme de sérénité. Je la trouve dans une sorte d’accord intérieur entre ma réflexion, ma pensée et la façon dont j'occupe mon temps. Cet équilibre me permet de bien cibler les actions que je souhaite mener pour essayer de trouver une adéquation et une cohérence entre le monde tel qu'il va et ce que je fais de ma tête et de mes dix doigts au quotidien pour tâcher de l’améliorer.

Cela peut sembler « colibriesque » et dérisoire mais cela me donne de la force et du sens à ma vie. C'est une expérience, je pense, partageable par tous.

Pouvez-vous vous présenter, vos trois points forts personnels et professionnels ?

Je dirais que j'aime les gens. Oui, d’une façon générale j’aime les gens.

J'aime discuter et argumenter, au risque parfois d'un peu "saouler" mes interlocuteurs. J'aime la confrontation, partager les expériences, échanger, expliquer, comprendre.

Je pense aux audits que je faisais avec Tierrhabitat à la réception d'un ouvrage à rénover (maison, longère…). On observait le bien avec le client et on dressait ensemble des constats sur les désordres. Je proposais ensuite des solutions de travaux à réaliser pour y remédier. J’aime prendre le temps d’expliquer comment tout ça fonctionne pour comprendre la logique et partager la pertinence des solutions biosourcées. Ces échanges sont souvent riches pour tout le monde car, discussions et constats se faisant, nous partageons aussi une tranche de vie d’homme en devenir où les matériaux trouvent leur cohérence et donnent du sens au projet. Je vous jure que le bon sens se partage bien. C’est un très bon argument commercial.

Tiens, je vais rajouter le “bon sens'' à mes points forts personnels et professionnels. Il aide à s’ancrer dans la réalité et à faire des choix.

Enfin je dirais que je suis tenace, persévérant et patient. Je ne lâche pas facilement le morceau, c'est sûrement mon côté breton têtu et scorpion offensif ! Je dois avouer que cela n’est pas perçu comme un point fort par tout le monde !

Pouvez-vous nous raconter pourquoi vous avez créé ECLORE ?

J'ai géré la SCOP Tierrhabitat de 2005 à 2019 et j’ai pu expérimenter le matériau biosourcé sous toutes ses formes (bois, paille, terre, chanvre, pierre, …) dans un contexte entrepreneurial coopératif. J'ai eu l'opportunité au sein de cette entreprise de participer à la mise en place de réseaux pour dynamiser l'offre économique et écologique sur le territoire, comme le RFCP (réseau français de la construction paille), le CPA (Collectif Paille Armoricain) localement, ECHOBAT ou encore NOVABUILD à Nantes. J'ai aussi eu l'opportunité d'aborder les marchés publics par la dynamique de l'insertion par l’activité économique associée aux biosourcés.

Quand j’ai passé la gérance de la SCOP à mes associés en 2019, j'ai eu envie de mettre mon savoir-faire et mon expérience au service notamment de la maîtrise d'ouvrage publique. C’est essentiellement cela qui m’a conduit à créer ECLORE.  Je crois en la pertinence d’associer la dynamique d'insertion par l'activité économique à la mise en œuvre des matériaux biosourcés. Cette dynamique s'inscrit dans un modèle économique, social et solidaire alternatif en parfaite adéquation avec les désordres planétaires à solutionner.

Je souhaite partager cette approche le plus possible avec les institutions locales pour permettre de développer plus encore les dynamiques vertueuses déjà existantes sur les territoires. Je crois que c’est vraiment le bon moment pour que les collectivités publiques se saisissent de cette question dans leurs projets.

Je propose aux acteurs publics mais aussi aux architectes, économistes, artisans, entreprises, promoteurs, bailleurs sociaux, …  de s’approprier la culture de la construction écologique et solidaire pour que leur maîtrise d'ouvrage et d'œuvre soit plus vertueuse et en cohérence avec les attendus de notre temps.

Je ne crois pas que les labels et les performances réglementaires obtenues soient suffisants pour inscrire un projet dans une réelle dynamique positive pour le territoire et la planète. On ne peut plus s’en contenter. Un projet de construction, ce n’est plus seulement un modèle économique optimisé de matériaux carbonés assemblés dans un espace, ce sont des hommes et des femmes qui s'impliquent de la conception à la réalisation, des savoir-faire qui s’échangent et s'enrichissent, des entreprises qui travaillent en réseaux et qui coopèrent.

Finalement, à la livraison d'un ouvrage comme celui de Guenrouet, il n’y a pas seulement un nouveau bâtiment, il y a des personnes et des projets de territoire qui ont grandi.

C'est cela le projet d'ECLORE, faire grandir une filière et des personnes en s’imprégnant des valeurs portées par l’écoconstruction solidaire.

Pouvez-vous présenter l'offre de services d'ECLORE ?

1/. J'ai une offre associative à destination des particuliers via HEN (Habitats Energies Naturels) qui reprend ce tour de maison dont je vous ai parlé tout à l’heure. Je cherche à amener le particulier à se poser des questions sur ses choix de travaux, de matériaux, évaluer ses connaissances, ses réseaux, les aides qui existent, etc. J'ai un rôle d'articulateur pour l’aider à réaliser son projet avec une meilleure vision globale.

2/. Je propose également un cycle de deux jours de formation de partage de la culture des matériaux biosourcés sur le territoire (formation certifiée Qualiopi). De la technique aux performances en passant par l’économique, le législatif, l’artisanal ou l’industriel, les biosourcés ont aussi une histoire qui raconte quelque chose du vivre ensemble, du faire ensemble, du collaboratif, de l'ambition révolutionnaire, à l’image de ceux, boomers n’ayant pas tourné casaque, qui ont (re)construit les premières maisons en paille dans les années 80... jusqu’à l’émergence de l'habitat participatif très en vogue aujourd'hui et qui est également issu d’initiatives originelles citoyennes et associatives. 

Il y a aussi une culture pratique à acquérir pour comprendre dans quoi on se lance quand on a l’ambition d’un projet biosourcé. Il y a une organisation sociale et économique qu’il est important de partager et de comprendre pour saisir le potentiel d’un territoire et s’y inscrire en le respectant. C'est un combat d’idées pour une défense de nos valeurs que je mène actuellement au sein des réseaux biosourcés. Il y a une telle volonté de massification exprimée politiquement (que je comprends bien par ailleurs) que l'on pourrait en oublier la question humaine et humanisante propre aux biosourcés en se focalisant uniquement sur une réponse industrielle massive. Cette culture qui a fondé la renaissance des biosourcés et la naissance de ses réseaux me semble indispensable à entretenir. 

Choisir de faire un projet en biosourcés, c'est aussi pouvoir, vouloir, devoir peut-être, prendre part à cette culture. C'est la raison pour laquelle j'ai monté cette formation sur deux jours, pour faciliter l’indispensable contact à créer entre les acteurs de terrain qui portent et promeuvent ces valeurs et ceux qui ont le pouvoir de décision. Je crois nécessaire de reconnaître et de faire vivre cette identité des biosourcés d'origine citoyenne. Il ne faut pas la perdre car elle est structurante.

3/. J’interviens encore comme AMO (Assistance à Maîtrise d'Ouvrage ou à Maîtrise d'œuvre). L’idéal étant d’intervenir le plus en amont possible du projet, ça peut éviter des problèmes de conception par la suite ou des réponses infructueuses. J'apporte mon soutien technique et organisationnel sur les biosourcés et sur la dynamique d'insertion. C'est un travail que je mène avec les acteurs d’un projet pour les aider à comprendre les points forts et les limites d'un matériau biosourcé ou d’un réseau. Les particularités d’un matériau ou d’une approche solidaire nécessitent un temps de réflexion et de conception plus long. Il y a aussi un regard à porter sur le territoire, avec une réponse en lien avec la dynamique locale à trouver. On est dans une réponse plus impliquante pour l’homme et le territoire.

4/. Et enfin, j’interviens comme Assistant à Maîtrise d’Insertion (AMI) auprès de la maîtrise d’ouvrage, pour élaborer le marché en lien avec l’insertion et auprès du chantier d’insertion pour organiser la réponse au marché public. La question de l'insertion associée à un projet d'écoconstruction biosourcée est peut-être celle qui illustre peut-être le mieux un virage que l'on pourrait souhaiter prendre tous ensemble : remettre l’humain au cœur du chantier.

Les structures d'insertion ne sont pas encore complètement acculturées aux biosourcés, et elles ont peu l'habitude d’aborder les marchés publics. Je trouve du sens à associer des parcours d’insertion à la mise en œuvre des matériaux biosourcés. Je les accompagne du début à la fin, de la sensibilisation initiale des encadrants jusqu'au chantier et son suivi en passant par la formation. Je profite de ma présence sur le chantier pour partager mon expérience et dresser des perspectives avec les personnes en insertion. Il y a toujours une appréhension des structures d'insertion devant ce type de chantier. Je passe du temps avec les encadrants, pour les rassurer, leur donner envie, leur donner le sens.

Quel est votre rôle, votre contribution avec ECLORE ?

Je pense que le premier rôle d’Eclore est de partager la cohérence des biosourcés et de donner envie de les utiliser. Je souhaite apporter mon expertise aux différents acteurs qui souhaitent s’y confronter.

Je me perçois comme un semeur et un articulateur.

Je connais bien les matériaux, les acteurs, les procédés et je sais faire les connexions.

Quelles sont les 2-3 réalisations dont vous êtes le plus fier ces 5 dernières années ?

J'aime beaucoup ce que je viens de faire à Orvault, et ce que je suis en train de faire à Guenrouet. Ce sont de belles aventures humaines.

A Orvault, l'ancienne ferme du Bignon est transformée en centre multi-accueil de la petite enfance. Les murs en terre crue ont été réalisés avec la terre du site dans le cadre d'un chantier d'insertion professionnelle. J’intervenais en AMO auprès de l'architecte et en AMI auprès de la SIAE. Cette approche chantier est valorisante pour les personnes en insertion. Sur ce chantier, elles ont passé un CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) qui valide l’acquis du chantier. C'est une reconnaissance.

Le Pôle enfance de Guenrouet est un bâtiment passif en isolation paille. Les salles d’activité des enfants seront enduites de terre crue sur une épaisseur de 5 cm côté intérieur. La paille provient de la commune de Guenrouet et a été moissonnée cet été. La terre des enduits est issue des terrassements du terrain.

J'ai été sollicité pour ce chantier à la suite de la visite organisée sur le site d'Orvault.

On a organisé en parallèle du chantier une demi-journée de fabrication de briques d’adobe avec les enfants de l'école maternelle d’à côté, ils ont adoré patouiller l'argile. Le public à sensibiliser est large, les petits sont également très sensibles au bon sens. Le plaisir qu'ils prennent à travailler la matière de leurs mains, nous le prenons nous aussi sur le chantier. Le contact avec la matière brute fait du bien aux gens, c'est physique, tu es dans l'instant présent. Ton intellect fonctionne avec tes doigts. Ce n'est pas simplement appuyer sur un bouton pour faire marcher une machine.

Pourriez-vous nous faire part d’engagements que vous avez pris personnellement, ou en tant que dirigeant d’entreprise, en faveur des questions climatiques ?

Mon premier engagement personnel pour défendre la cause a été d’écouter mon for intérieur et de quitter le poste de cadre commercial au sein de la multinationale chimique américaine qui m’employait à la fin du siècle dernier.

Écouter mon for intérieur pour élaborer ensuite une pensée qui intègre notre présence au monde de façon consciente, responsable et joyeuse.

Quand nous avons créé la SCOP Tierrhabitat en 2005, nous avons souhaité ne travailler qu’en mettant en œuvre des matériaux naturels, pas de béton, pas de polystyrène, pas de laine de verre ou de roche. Le modèle économique était des plus fragile, au moins sur le papier, mais l’aventure humaine est tellement riche et bienfaisante. On était un peu vu comme des extraterrestres à l’époque !

Quelle vision portez-vous sur l’avenir du bâtiment, de la ville, des aménagements ? les tendances émergentes qui vont se généraliser, les pratiques ou habitudes qui vont se transformer ?

Je pense que la question des biosourcés va être fondamentale pour l’avenir du bâtiment. La réponse industrielle est la plus facile à apporter. Mais sera-t-elle suffisante ? Pourra-t-elle répondre réellement aux attendus environnementaux et sociaux qui nous challengent ? Cette vision économique, technologique, scientifique si ce n’est scientiste, s'inscrit-elle dans un avenir désirable, souhaitable, responsable ?  Où se trouve l’humain là-dedans ? La façon dont nous choisirons d’y répondre pourrait influer sur les autres considérations d’aménagement de la ville et de la société.

Les pratiques de “dynamique citoyenne” qui irriguent nos territoires et qu’illustrent parfaitement les réseaux biosourcés, dressent néanmoins d’autres perspectives où l’humain et la planète retrouvent une place prépondérante. Le participatif, le collaboratif, l’engagé ; c’est cette vivacité issue de nos territoires que j’aimerais partager avec nos maîtrises d'ouvrage locales, pour qu'elles viennent voir comment cela se passe du côté de l'écoconstruction solidaire.

Une question maintenant sur votre territoire. Quel est votre port d’attache ? est-ce que vous pouvez décrire votre relation à ce territoire ?

Mon territoire premier c’est mon corps, mon intégrité physique et mentale dans cet environnement terrestre agité.

Après, mon port d’attache, mon terrain de jeu, c’est assurément Nantes. Je suis breton d’origine et j’y ai de fortes attaches mais je suis Nantais depuis plus de vingt ans et la Loire Atlantique est l’espace au travers duquel je me suis épanoui. De l’association à l’entreprise, du café philo aux matériaux biosourcés j’y ai mené plein d’initiatives pour essayer de matérialiser ma réflexion par l’action ou la réaction qui semblaient faire sens ou devoir s’imposer. Ce territoire m’amène à cultiver la persévérance et l’humilité car mon enthousiasme n’est pas toujours partagé. 

Auprès de qui ou de quoi allez-vous puiser votre énergie quand vous en avez besoin ?

C'est au plus profond de moi-même que je vais puiser mon énergie. J'aime bien aller au sauna par exemple, pour y retrouver le calme intérieur. Ressentir mon corps, entrer en contact subtil avec lui. Contrôler la montée en température du corps, le rythme cardiaque, l'agitation de l'esprit. Sentir la transpiration perler par les pores. Se vider l'esprit, être concentré sur soi, c'est une forme de méditation.

J'aime aussi revenir auprès de philosophes ou de philosophies qui m’ont marqué. La lecture de Nietzsche par exemple me requinque et me redonne de la force quand je suis dans une période de doute. Il me permet de revisiter ma dimension spirituelle et de me rasséréner dans mes choix. Dans cette visée spirituelle, le bouddhisme m’a également toujours interpellé. L'expression de cette sérénité incarnée m’a toujours fasciné.

Elle m'a fait du bien quand j'ai quitté la "Word Company" il y a bientôt 25 ans, et que je suis allé en Asie pour re-questionner mon être au monde. J'ai été impressionné devant ce calme à contempler le monde. Je retourne à ces préceptes ou ces lectures quand je me sens un peu trop saisi par la matérialité du quotidien.

Ce qui me donne également de l'énergie, c'est ma foi en l'amour. Je sais que ça existe, j'ai connu et reconnu cette intensité vibratoire. C'est une intime conviction. Je passe ma vie à la rechercher pour jouer de sa longueur d'onde, de sa musique et de sa danse. C'est comme un chemin de vie en fait.

Et le pas-de-côté que vous n’avez pas encore fait, et que vous aimeriez faire ?

J'en ai fait quelques-uns déjà des pas-de-côté. Je dirais bien que cela pourrait être l'écriture. Mais quand t'as lu Nietzsche, ce n'est pas facile de s’y coller. Je soupçonne de ne pas avoir son talent...

L'écrit sera pour moi l’expression d’une synthèse, d’un bilan de vie incarnée en conscience. Pour l’instant je fais, j’observe, j’analyse, je conçois et je fais.

Vous êtes depuis peu membre de NOVABUILD, quels bénéfices en attendez-vous ?

J'espère pouvoir sensibiliser vos adhérents à l'usage des matériaux biosourcés dans la construction et la rénovation. Je viens pour semer des graines et les intéresser aux devenirs possibles.

NOVABUILD est un acteur majeur et reconnu localement sur la thématique de la construction durable. Pour autant, il y a des marges de progression bien réelles à opérer sur les biosourcés parmi les adhérents de NOVABUILD. Je revendique en ce qui me concerne un côté militant et j'aimerais que vous le soyez plus encore en direction de vos adhérents. C'est donner la dynamique et donner envie qui sont importants.

Pouvez-vous raconter une belle rencontre que vous avez faite avec NOVABUILD ?

Pierre-Yves ! C'est toi que je connais le mieux, avec Juliette aussi. Ça fait un moment qu’on se connaît et qu’on se croise dans les réseaux. J’ai été administrateur de NOVABUILD il y a presque 15 ans et je sens bien qu'on partage des valeurs similaires, même si tu ne vas pas aussi loin que ce que je voudrais.

Il y a un projet dont Laurent ROSSEZ avait parlé à un moment que j'aimerais creuser et mettre en œuvre avec vous. Il s'agit du projet de passeport de l'élu et du dirigeant d'entreprise. S'engager en politique, ce n'est pas seulement souhaiter obtenir un poste, c'est surtout s’engager à faire vivre et évoluer un territoire existant. Il faut rapprocher le dire du faire.

Le passeport des élus pourrait nous permettre de leur parler de cet existant, mais aussi des projets et actualités en cours, des champs du possible. J'aimerais avec vous faire connaître aux élus ce qui se passe sur leur territoire, leur faire connaître des acteurs qui agissent, leur faire explorer d'autres pistes de réflexion, leur donner envie d'emprunter d'autres voies.

Je trouve par exemple très bien que le collectif biosourcé en Pays de la Loire ait été créé, accompagné par la DREAL. J'aimerais que d'autres initiatives comme celles-ci se développent. C'est une initiative qui part du terrain, elle a donc du sens. Le trio que vous formez avec FIBOIS et la DREAL est important selon moi pour mettre en contact les acteurs de terrain avec les élus. Permettre aux uns de comprendre les besoins des autres pour accompagner des politiques en lien avec le territoire et ses potentiels.

Une fois formés et informés, ils seront plus sereins pour envisager d’autres possibles et se lancer dans l’aventure de l'éco construction solidaire.

Je vous remercie d’avoir bien voulu répondre à nos questions.

Propos recueillis par Pierre-Yves Legrand, directeur de NOVABUILD, le 17 novembre 2021

 

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(2) Commentaires

Bonjour, Pourriez vous me donner les contacts d'Eclore? Je n'arrive pas à les trouver... merci!
Bonjour, Je vous invite à contacter Jean-Michel MEZANGE à l'adresse : jeanmichelmezange@gmail.com. Bien cordialement.

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