MFA & Aurélien Le Roux Architecte

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Publié le

05/02/2020
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J’ai envie de nouer une relation particulière avec chaque maîtrise d’ouvrage et de proposer un récit aux futurs usagers"
Mélaine FERRÉ, Architecte et Gérant de MFA
Ne pas dessiner trop vite, ne pas figer un projet dès l’esquisse et laisser le temps de faire évoluer le projet et l’adapter sans cesse pour le rendre plus juste."
Aurélien LE ROUX, Architecte et gérant de Aurélien Le Roux Architecte

Pouvez-vous vous présenter, avec vos 3 points forts ? Comment avez-vous créé votre structure ?

MF : Nos points forts : Envie, patience et pragmatisme. MFA a été créée avec le souhait de développer des projets locaux en lien avec son contexte (majoritairement dans le grand ouest et plus particulièrement sur le territoire nantais) : offre de logements décarbonés, bâtiments pour des maîtrises d’ouvrage qui souhaitent un changement de paradigme.

ALR : Basée à Nantes depuis 5 ans, l’agence Aurélien Le Roux Architecte s’est créée à l’occasion de grands concours en Guyane, en Amazonie. Nos projets s’appuient toujours sur l’existant d’un site ou d’un bâtiment pour concevoir une architecture plus généreuse et moins carbonée – démolir est rarement la bonne réponse. L’agence utilise tous les nouveaux outils disponibles pour innover – scan 3D, BIM…  Bioclimatique et low-tech, notre architecture est en recherche constante de modes constructifs économes et performants pour proposer des espaces de vie évolutifs.

Pouvez-vous présenter votre structure, vos offres ?

MF : Nous sommes une structure de 3 personnes, architecte, diplômé en architecture ou stagiaire en architecture ; nous répondons à la commande publique et privée avec un panel d’outils de partage de la conception avec nos clients : maquette impression 3D, valide-échantillon, carnet de vie du bâtiment.

ALR : Notre structure est composée de 3 à 4 personnes qui répond à tout type de commande sans hiérarchie d’importance ou de sujet : un client, un site, un budget.

Quel est votre rôle, votre contribution au sein de votre structure ?

MF : Le développement en permanence, avec la rencontre des acteurs avec lesquels nous nous rejoignons sur la philosophie. À chaque fois qu’un projet est envisagé, je ne peux m’empêcher de plonger dedans, et de commencer à envisager les mille chemins potentiels de celui-ci. Chaque projet apporte une multitude de possibilités, en particulier dans les choix vertueux, et il faut souvent se tenir à un seul levier qui pourra être tenu jusqu’au bout, tandis que les autres seront remis à un prochain projet.

ALR : L'organisation du travail, la mise en forme et en musique d'une architecture. Mais aussi, je discute de références vécues ou vues, de détails ou d’isolation. Je trouve des entreprises, j'échange sur la méthode de faire un projet ou de suivre un chantier. J'explique pourquoi on veut faire comme ça.

Quelles sont les objectifs de votre structure ?

MF : Pouvoir proposer un service plus large que la simple livraison d‘un bâtiment, depuis une réflexion sur les besoins jusqu'à l’accompagnement à la prise en main du bâtiment. Pour des usagers actifs, la réversibilité des conceptions. Le temps de projet étant toujours plus long, le programme évoluant, il faut également permettre de proposer en phase Esquisse une flexibilité sur la durée de la conception aussi bien que sur la durée de vie du bâtiment. Ces objectifs ont en commun l'adaptabilité, mais je parlerais plutôt de complémentarité : entre local et international, sûreté ou innovation, nous avons chacun notre bagage ou nos expériences, de temps en temps des avis contraires qui permettent de trouver une troisième voie que nous n’aurions pas imaginée.

ALR : Nous travaillons sur des projets où personne ne sait encore ce qu’il faut faire, et chacun accepte que c’est en travaillant et en discutant que l’on va construire un projet, une réponse juste et sensible. La foi. La foi en l’architecture, c’est quelque chose… Tout le monde doit rendre des comptes et ne fait pas toujours ce qu’il croit être bon ; chez Aurélien Le Roux Architecte, on a la chance de pouvoir faire ce que l’on croit être bon. Au risque de se tromper, mais pas de regretter.

Quelle est votre place sur votre marché ?

MF : Jeune et dynamique nous acceptons de passer du temps sur des projets « moutons à cinq pattes ».

ALR : En Europe c’est plutôt la transformation et l’extension de l’existant, on considère que la France est bâtie à 100 %. En Amazonie, le problème est identique, mais on oppose nature et architecture alors qu’au fond c’est la même chose.

Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ? 

MF : Franchement je ne sais pas vraiment répondre à cette question : j’ai envie de nouer une relation particulière avec chaque maîtrise d’ouvrages et de proposer un récit aux futurs usagers. Chaque architecte est unique dans sa démarche.

ALR : Ne pas dessiner trop vite, ne pas figer un projet dès l’esquisse et laisser le temps de faire évoluer le projet et l’adapter sans cesse pour le rendre plus juste. La phase du permis de construire est pour nous compliquée, heureusement que le permis modificatif existe.

Quels sont, selon-vous, les facteurs qui contribuent à la réussite de votre structure ?

MF : Seuls les usagers de nos bâtiments peuvent déterminer si c’est une réussite ! 

ALR : Réussir à convaincre, aussi bien un porteur de projet, qu’un collaborateur ou un charpentier !

Quelle place accordez-vous à l’innovation et à la R&D ?

MF : À l’écoute, plutôt par des rencontres et visites ou en suivant les défricheurs sur les réseaux sociaux ou des listes de références (Ubakus par exemple) ou en s’informant auprès de spécialistes. Permettre des temps de découverte entre collaborateurs de projets innovants.

ALR : C’est souvent moi-même qui y consacre beaucoup de temps, mais j’essaie d’y associer mes collaborateurs au maximum. C’est en tout cas un aspect très important. Sans innovation, pas d’Art et pas de Technologies…

Votre structure intègre-t-elle une démarche d’atténuation et d’adaptation face aux dérèglements climatiques ? Quelle(s) solution(s) concrètes à ces enjeux avez-vous mis ou aimeriez-vous mettre en œuvre ?

MF : C’est le cœur de nos projets, et notre bataille au quotidien. Le souhait et surtout la nécessité de construire en panneaux CLT ! Et mettre en œuvre des isolants bio-sourcés (solution qui est remise en question pour des questions économiques). J’aimerais également mettre en place un calcul énergie et carbone pour chaque projet.

ALR : Ne jamais démolir, c’est déjà un très bon préalable ! Ça donne de belles marges pour proposer une solution juste et équilibrée. Autre démarche, ne pas trop en faire et mettre le bon produit au bon endroit.

Pouvez-vous nous citer quelques opérations sur lesquelles vous avez travaillé qui intègrent des solutions face au dérèglement climatique ?

MF : La Canopée – 24 logements E+C- avec Vilogia (en chantier), un plan masse qui conserve le plus de terrain perméable, une structure en panneau CLT et plancher solivage bois lors du concours, nous avons dû revoir notre copie lors de l’appel d’offre : mixte bois/béton un choix d’énergies : panneaux solaires , séjours orientés au Sud.

Et le Pôle-enfance Monnières E+C- : une structure en portiques bois avec un mur-rideau en ossature bois réversible, un jardin d’hiver : tampon thermique entre la fonction crèche et le périscolaire, un choix de ventilation : VMC double flux, et enfin des matériaux réduisant l’impact des COV : sol caoutchouc, plafonds panneaux fibres de bois agglomérés à la chaux, peintures aux algues.

ALR : Pour ma part, je citerais : Vigny – Un atelier artisanal de 1500 m² dans le nord de Paris où j’ai convaincu les clients de conserver le bâtiment existant de 200 m² pour y mettre leurs bureaux et de construire le nouvel atelier en CLT et BLC.

Le projet Pimodan – Une petite extension bois assez économique de maison à Nantes qui met en œuvre un très grand mur rideau bois/alu vitré orienté plein Sud : la maison d’origine en pierre massive devient un formidable accumulateur de chaleur en hiver, mais aussi un excellent radiateur de frais en été, grâce à un large débord de toiture en CLT au-dessus du mur rideau.

Et Roi Albert – La transformation d’un immeuble de bureau en 10 logements sociaux pour Habitat 44 avec MFA. La façade est classée, très largement vitrée et plein Nord… Tout l’enjeu était de ne pas trop en faire et proposer, pour le budget du bailleur, un bon compromis entre performance thermique (réduire les charges) et valorisation du Patrimoine.

Quelles relations professionnelles avez-vous avec votre confrère Aurélien LEROUX / Mélaine FERRÉ?

MF : Nous partageons les mêmes locaux, nous avons fait une mise en commun des moyens.

Vous avez choisi de travailler ensemble sans vous associer, pourquoi ?

MF : Nous sommes assez indépendants, chacun a un parcours différent avec une attitude particulière avec chacun, nous pensons à varier aussi les groupements selon les types de projet. L’engagement dépend des projets et non pas le contraire.

ALR : J'ajoute que cette souplesse nous convient parfaitement, et on ne se pose pas vraiment la question de sa pérennité.

 

Merci à vous deux pour vos réponses et votre temps !

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