L’information-service | Rencontre avec Jean-Philippe Defawe, Journaliste, Le Moniteur

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07/10/2020
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Le mot clé pour nous au Moniteur, c’est l’information-service. C’est une conception de l’information qui doit être précise et utile.
Jean-Philippe Defawe, Journaliste, responsable régional Le Moniteur Ouest et Centre.
Je me considère comme l’ambassadeur du Moniteur dans le Grand Ouest. Je fais l’interface avec les institutionnels locaux et les professionnels. Le fait que nous soyons en région n’est pas anodin. Nous sommes un des seuls journaux en France à avoir des salariés et sept bureaux en région. Cela tient aussi à la spécificité de la construction qui est forcément locale.
Jean-Philippe Defawe

Bonjour Jean-Philippe Defawe, comment allez-vous dans cette période complexe ?

A titre personnel, cela va bien, merci. Après le confinement, je me suis mis dans un mode « semi-confiné ». J’ai un peu réduit à la fois mes déplacements et mon activité sociale. Je me suis un peu replié sur moi-même, physiquement, mais pas intellectuellement.

Cette phase de confinement, je l’ai vécue de façon plutôt agréable. J’ai eu la chance de pouvoir continuer à travailler sauf lors de quelques journées de chômage partiel. Cela ne changeait pas beaucoup mes habitudes de travail à l’exception des déplacements sur le terrain.

Avec Le Moniteur, nous avons eu beaucoup de choses à faire dans cette période pour être aux côtés des professionnels et leur donner la parole. Et puis, intellectuellement, je me suis davantage ouvert aux questions du moment.

Et depuis, je suis resté sur le même mode.

Pouvez-vous présenter vos 3 points forts personnels ou professionnels ?

Un de mes points forts serait le sens de la mesure et de la nuance. Dans la période actuelle, c’est quelque chose auquel je tiens beaucoup, beaucoup, beaucoup, au point de devenir radical ! 

Le débat est passionnant, par contre, la façon de débattre ne me va pas du tout. J’ai beaucoup de mal avec la façon dont les gens s’expriment en ce moment sur tout et n’importe quoi et de façon binaire : pour ou contre. Cela me rend mal à l’aise. Je cherche à faire valoir l’écoute, la nuance et le compromis.

Je ne me sens pas seul dans ce mouvement, mais nous sommes quand même minoritaires dans le brouhaha actuel. J’ai par exemple adoré la série d’été de Jean Birenbaum dans le journal Le Monde intitulée « le courage de la nuance ». Une façon de rendre hommage à des penseurs comme Raymond Aron, Albert Camus, Germaine Tillion, Roland Barthes et même Georges Bernanos.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours. Ce que vous avez fait avant d’intégrer Le Moniteur. Et comment l’avez-vous rejoint ?

J’ai eu une formation assez basique : un BTS de communication, action publicitaire, une licence Infocom et l’Ecole Supérieur de Journalisme de Paris. J’étais, à l’époque, passionné par le domaine artistique. J’étais un des grapheurs des murs de Paris avec le nom d’artiste de Jean Bombeur (!). Et, en même temps, j’étais rationnel, intéressé par l’économie, le fonctionnement des entreprises, etc. 

J’aime bien dire, en rapport avec ma taille, que j’ai les pieds sur terre et la tête dans les étoiles.

La publicité m’intéressait, car, à l’époque, c’était à la fois les étoiles (avec quelqu’un comme Jean-Paul Goude) et la réalité (le business que cela génère). Mais j’ai vite vu que cela n’allait pas me plaire.

En travaillant sur un ouvrage collectif « Communiquer sans frontières », je me suis rapproché d’une journaliste, Anne-Marie Falconnet qui était rédactrice en chef du journal L’expression d’entreprise et qui m’a aidé à me réorienter vers le journalisme.

J’ai fait alors mes premiers boulots dans des journaux spécialisés dans l’audiovisuel. Et assez rapidement dans le bâtiment, un peu par hasard et un peu par dépit aussi. Mon père travaillait dans le bâtiment, il était gérant d’une entreprise de gros œuvre et, à la maison, on recevait 2 journaux, Le Nouvel Obs et Le Moniteur. Je ne pensais pas revenir dans le même secteur que celui qui a baigné mon enfance.

Revenons à votre parcours, si vous voulez bien.

Oui. J’ai donc été journaliste indépendant, puis rédacteur en chef de plusieurs journaux professionnels dans des domaines allant de la menuiserie, le bricolage, l’ameublement et même celui des maisons de retraite. Au début des années 2000, j’ai été recruté par l’éditeur allemand Bertelsmann qui avait des ambitions dans la presse professionnelle et qui voulait monter un site Internet sur la construction : c’était le futur Batiactu.com. 

Au départ, j’étais tout seul à écrire et je signais mes articles de plusieurs pseudos pour laisser penser que nous étions une grosse rédaction ! Et nous avons été dès la première année lauréat du Palmarès de la Presse Pro, organisé par CB News. Devant le site du Moniteur. Je n’en étais pas peu fier !

Des désaccords stratégiques, on conduit la petite équipe que nous avions constitué à faire une sorte de putsch pour reprendre la marque et nous avons pris notre indépendance en montant notre propre société. C’est l’actuelle structure du groupe Batiactu. J’y suis resté quelques temps. La rédaction s’est étoffée, nous avons lancé d’autres titres mais la position d’actionnaire et de journaliste me mettait mal à l’aise. A l’époque, le modèle économique reposait exclusivement sur la publicité. J’avais le sentiment de ne pas pouvoir faire pleinement mon travail de journaliste.

En 2005, Le Moniteur m’a appelé pour développer leur site Internet. C’était LE journal de référence. J’ai voulu tenter l’aventure.

Je suis donc devenu rédacteur chef du Moniteur.fr. Avec une petite équipe, nous avons retrouvé notre place de leader en audience. Nous avons même gagné le prix du meilleur site au Palmarès de la Presse Pro. Pour moi, la boucle était bouclée.

Le Moniteur est une marque que j’adore, que je considère beaucoup. J’y suis très attaché. Sa conception de l’« information-service » me correspond bien. Mais j’ai eu beaucoup de difficulté à trouver ma place dans un grand groupe. Passer mon temps à essayer de convaincre mes responsables, et même les journalistes, de l’intérêt d’Internet était épuisant ! 

Lorsqu’un poste s’est libéré à Nantes en 2010, j’y ai vu l’occasion de quitter tout ça tout en revenant à mon boulot de journaliste. J’ai retrouvé le plaisir du terrain, des rencontres, du journal papier, du choix et de la hiérarchisation de l’information. Bref, les fondamentaux de mon métier.

Pouvez-vous présenter Le Moniteur

Le Moniteur, c’est une institution. Une anecdote l’illustre bien. En 2002, j’étais responsable de Batiactu et j’ai interviewé Jacques Guy, le P-DG du Groupe Moniteur qui fêtait les 100 ans de l’hebdomadaire. Il m’avait raconté que l’ensemble des ministres de l’époque avait prévu de se rendre à l’anniversaire. Ce qui avait poussé le Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin, à faire un rappel à l’ordre pour limiter la présence des ministres !

Le mot clé pour nous, c’est l’information-service. C’est une conception de l’information qui doit être précise et utile. 

Quel est votre rôle, votre contribution au sein du Moniteur ?

Mon quotidien est de rendre compte de l’actualité de la construction dans trois régions : les Pays de la Loire, la Bretagne et le Centre-Val de Loire. De Brest à Bourges ! Pour cela, j’utilise les réseaux sociaux, le site Internet et bien-sûr le journal avec chaque semaine une séquence de 3 à 5 pages que je réalise avec des correspondants. Ponctuellement, il m’arrive d’écrire des articles plus fouillés dans les autres rubriques ou des chroniques qui nous permettent de prendre position sur les sujets de notre choix.



Hors-série du Moniteur et de La Gazette des Communes
réalisé en 2019 pour le département de Loire-Atlantique.

 

Je me considère aussi comme l’ambassadeur du Moniteur dans le Grand-Ouest. Je fais l’interface avec les institutionnels locaux et les professionnels. Pour le département de la Loire-Atlantique, nous avons par exemple réalisé un hors-série à l’occasion de leur colloque national sur la question du Zéro Artificialisation Nette  (ZAN). Le fait que nous soyons en région n’est pas anodin. Nous sommes un des seuls journaux en France à avoir des salariés et sept bureaux en région. Cela tient aussi à la spécificité de la construction qui est forcément locale.

 

Vous êtes la personne la mieux informée sur le BTP dans l’Ouest ?

Je ne dirai pas ça. J’ai surtout une vision globale et multi-métiers du BTP dans cette partie de la France. Je puise l’information auprès des entreprises, des architectes, mais je me rends compte que ce sont eux qui sont informés en profondeur. Mon boulot est d’essayer de faire une synthèse de ce que disent les professionnels. 

Avec votre vision d’ensemble, vous devez avoir une vision de l’avenir du BTP ?

Je suis embêté avec cette question qui parait simple. Sur les évolutions, les tendances, le BTP de demain, je trouve que des acteurs comme NOVABUILD en parlent mieux que moi, notamment son président Laurent Rossez à travers son édito mensuel que je ne rate jamais.

Les exercices de prospective sont sacrément complexes. Qui, il y a 50 ans, aurait imaginé un retour du vélo ou de la construction paille ? 

Ma ligne est simple. J’essaie d’être le reflet du marché et, en même temps, d’être un peu en avance. Dans mes choix éditoriaux, je vais donc sur-représenter les bâtiments vertueux et certains modes constructifs qui ne sont pas encore complètement le cœur de marché. Le seront-ils demain ? Je l’espère, mais je ne me sens pas capable de le dire.

Quel avenir voyez-vous à la presse professionnelle, notamment dans le BTP, son modèle économique ?

Je pourrais être inquiet pour l’avenir de la presse si je réagissais comme beaucoup de monde par un soupir : « ce n’est plus comme avant ». J’ai des enfants qui ne lisent pas la presse. Je vois comment l’information circule aujourd’hui. 

C’est clair qu’on ne retrouvera pas les modèles qu’on a connu. Mais le concept même de presse est indispensable à nos sociétés. On en aura toujours besoin sous une forme ou une autre.

La presse professionnelle est à part. Le Moniteur fait partie de la « maison construction » et c’est bien connu : quand le bâtiment va, tout va. Alors tant que le bâtiment sera là, il y aura un Moniteur. Je n’ai donc guère de craintes.

Nous avons d’ailleurs des signaux positifs et la diffusion papier du Moniteur a augmenté de 2% entre 2018-2019. C’est très rare dans la presse. Bref, je suis confiant. Je crois que plus le monde sera compliqué, plus on aura besoin d’un regard à la fois global et objectif.

Une question maintenant sur votre territoire. Quel est votre port d’attache ? est-ce que vous pouvez décrire votre relation à ce territoire ? ce qu’il vous apporte ? ce que vous lui apportez ?

Vous l’avez compris, je me suis retrouvé par hasard dans l’Ouest. C’était une région que je ne connaissais pas. Je suis originaire d’un village de Haute-Marne, un territoire rural de l’Est de la France. Un territoire plutôt fermé sur lui-même. L’Ouest, c’est l’inverse. Nantes est devenu mon port d’attache. Ni bretonne, ni vendéenne, de plus en plus parisienne, elle est devenue une vraie métropole, avec ses avantages mais aussi ses inconvénients.

Je me suis trouvé très en phase avec ce territoire. Avec, par exemple, cette culture du compromis, mais aussi le travail en collectif, ce qu’on appelle ici le jeu « à la nantaise » en référence au FC Nantes d’une certaine époque.

Dans les pages Ouest-Centre du Moniteur, j’ai l’impression de donner corps à ce territoire où la géographie, la Loire notamment, a plus d’importance que les frontières administratives.

Vous vous impliquez aussi à Nantes dans des actions qui n’ont pas de lien direct avec le Moniteur ?

J’aime le secteur dans lequel je travaille, celui de la construction. C’est un des rares secteurs qui est le reflet de la société et de ses évolutions. J’ai senti le besoin de m’intéresser au BTP autrement que pour des raisons professionnelles. 

Avec quelques amis, on a créé « Les Urbanautes associés ». Nous voulons faire partager la complexité de la fabrique de la ville avec des gens qui ne sont pas forcément impliqués dans ces questions à titre professionnel. A partir d’un film ou d’un documentaire, on lance un débat. On aimerait organiser à Nantes une sorte de festival-rencontres du film sur la ville et l’architecture. Sur des thèmes très variés comme la question de la hauteur, le sport ou l’art dans l’espace public, les relations entre les métropoles et les territoires ruraux, nous avons déjà organisé plus d’une dizaine de soirées. Avec parfois plus de 350 personnes comme ça a été le cas à l’école d’architecture sur le thème de l’accueil des migrants. Covid oblige, nous sommes en stand-by pour l’instant.

J’aimerais avoir votre regard sur l’innovation et à la R&D du secteur de la construction ? Un ou deux projets qui ont retenus votre attention.

Encore une fois, je ne me considère pas comme un sachant sur cette question mais plutôt un observateur averti.

C’est un secteur qui objectivement a toujours eu des problèmes avec l’innovation. Je pense à Alain Maugard qui comparaît souvent le bâtiment avec l’automobile, et qui voyait infiniment plus d’évolutions dans la voiture que dans la construction qui n’a guère changé depuis des siècles. N’oublions-pas que ce sont les Romains qui ont inventé le ciment. C’était bien sûr par provocation. Reste que le rythme de l’innovation a longtemps été calé sur le salon Batimat qui se tenait tous les deux ans. Ce rythme, beaucoup plus lent que d’autres secteurs, est peut être une chance pour le BTP et lui donne un coup d’avance pour le monde de demain.

On voit aujourd’hui émerger des systèmes constructifs qu’on considère comme innovants, mais qui sont traditionnels, comme la construction paille, la pierre massive, la terre crue ou la construction bois qui n’est d’ailleurs plus du tout un marché de niche. Cette méfiance vis-à-vis de l’innovation à tout prix permet à notre secteur d’être en phase avec les aspirations actuelles de la société et à un retour aux fondamentaux.

Et à côté de cela, le secteur est aussi en pleine transition numérique. Là encore, NOVABUILD en sait quelque chose. Depuis quelques années, au Moniteur on couvre le CES de Las Vegas ! Cette innovation technologique peut aussi contribuer à la transition écologique du BTP. Je pense, par exemple, à ce qui se passe à Angers avec le contrat de performance globale que l’agglomération a passé avec Engie Solutions autour de la smart city. Grâce à des milliers de capteurs, la technologie y est mise au service de la performance et de l’efficience.

Ces deux extrêmes, d’un côté la simplicité des matériaux et des systèmes constructifs, et de l’autre côté la complexité du numérique au service du bâtiment et la ville, ont la même vocation. Réduire l’impact environnemental du BTP. C’est hyper intéressant !

Vous le savez, NOVABUILD est engagé dans la prise en compte des impératifs climatiques, quel regard portez-vous sur ces questions et notamment la capacité de la profession à s’engager réellement dans l'atténuation et l'adaptation ? Un ou deux projets qui ont retenus votre attention.

Je dirais encore une fois que la construction est le reflet de la société. On n’est ni plus ni moins en avance que le reste de la société. Il n’y a plus de doutes sur cette question du réchauffement et je constate qu’énormément d’acteurs de la construction l’ont intégré, notamment grâce au travail de NOVABUILD, mais très souvent sans le savoir.

Avec les Prix Moniteur de la construction, nous faisons un gros travail d’observation des entreprises indépendantes afin de mettre la lumière sur les plus belles d’entre-elles. Avec des experts, on se base sur leurs résultats, on analyse d’abord leurs comptes et après on creuse. La bonne nouvelle est que dans quasiment 100% des cas, les entreprises que nous sélectionnons et qui sont récompensées ont intégré, consciemment ou pas, les questions de développement durable, de la RSE, etc. 



Couverture du Moniteur du 17 novembre 2017
sur le Grand Prix Moniteur de la Construction décerné à Macoretz Scop.



Macoretz, par exemple, a été grand prix national du Moniteur en 2017. C’est une Scop à la fois très engagée et très performante.

C’est ce qui me rend confiant dans l’avenir du bâtiment. Le développement durable et la RSE sont des facteurs de performance.

Nous vous avons vu suivre de près les travaux de la Convention Citoyenne pour le Climat, comment, à votre sens, la profession peut s’appuyer sur cette initiative pour évoluer?

Je me suis rapproché de William Aucant, un architecte-urbaniste nantais qui comptait parmi les 150 citoyens et avec quelques acteurs locaux, dont NOVABUILD, nous avons organisé des Clim’apéros pour faire connaître cette nouvelle instance. Ce qui m’a intéressé dans la Convention Citoyenne pour le Climat, était davantage la forme que le fond, en particulier l’expérience démocratique qui, après avoir été moquée et critiquée lors du lancement, est portée aux nues maintenant. C’est un modèle qui peut se décliner dans toutes les couches de la société. Et bien sûr applicable aux entreprises, un peu à l’image des Scop. Ce n’est pas par hasard si, en proportion, il y a davantage de Scop dans la construction qu’ailleurs dans l’économie française. Dans les entreprises de BTP, on sait bien que les sachants sont aussi sur les chantiers.

Prenons l’exemple des Maçons Parisiens. Ils ont dans leur Conseil d’Administration quelqu’un qui ne sait ni lire ni écrire. Il est à l’entrepôt, une position centrale dans l’entreprise qui lui fait connaître tout le monde. Il suffit de le reconnaître et de lui donner la parole.

La Convention Citoyenne, c’est cette idée que la réalité des choses peut venir de partout. Il faut savoir écouter et mettre en forme. Mais attention, la concertation à tout-va a ses limites. Le pouvoir politique ne doit pas se défausser sur ce type d’organisation. Il a aussi été élu pour décider et assumer ses responsabilités. 

Auprès de qui ou de quoi allez-vous puisez votre énergie quand vous en avez besoin (famille, ami, musicien, artiste, romancier, ville, lieu secret, etc.)?

Je chante, au Racing Club Chorale de Rezé (dans le sud de Nantes). Notre répertoire est constitué d’anciens tubes arrangés, comme on ne les a jamais entendus. Nous revendiquons notre place de premier club sportif sans sportifs...

Je chante aussi avec ma guitare. Pas très bien mais je chante quand même, c’est ce qui compte ! N’étant pas fumeur, ça me permet de faire des pauses. C’est l’avantage du télétravail.

Sinon, chaque année, je pars quelques jours en mer avec des amis. C’est devenu un rituel. Et, s’il y avait un endroit, cela pourrait être le port de La Flotte sur l’île de Ré où habite ma mère. Et aussi la plage de la Turballe ou la presqu’ile de Crozon dans le Finistère avec ses magnifiques chemins de randonnée.

Et le pas de côté que vous n’avez pas encore fait, et que vous aimeriez faire?

Waouh, vos questions sont vraiment biens, parole de journaliste!

Cette idée du pas de côté est importante, même si elle est maintenant récupérée par les communicants. Dans mon parcours, elle s’est traduite à la sortie de mes études par un tour du monde que j’ai effectué pendant un an. Avec le recul, j’ai certainement davantage appris sur moi durant cette année que pendant toute ma scolarité. 

Est-ce que j’aimerais refaire un pas de côté de ce type ? Je laisse cela ouvert. Par principe, le pas de côté, si on le prévoit, ce n’en est plus un !

Vous êtes membre d’honneur de NOVABUILD, quels bénéfices en retirez-vous ?

Un grand honneur déjà.

J’apprécie, parce que cela veut dire quelque chose que tout journaliste que je sois, je fais aussi partie de la grande famille du BTP.

Mais je reste un journaliste. Tout ce qu’on s’est dit plus haut sur l’évolution de la profession, on le retrouve à NOVABUILD. Vous êtes une de mes principales sources d’information sur les grandes transitions que connaît le secteur.

Vous êtes journaliste, d’habitude c’est vous qui posez des questions. Les rôles ont été inversés aujourd’hui. Qu’en avez-vous pensé?

C’était une surprise totale. Je me rends compte que c’est déstabilisant d’être interviewé. Mais cela va me servir. C’est formateur d’échanger sa position, on pourrait tous le faire par moments.

Je vous remercie.

Propos recueillis le 25 septembre 2020 par Pierre-Yves Legrand, Directeur de Novabuild

 

 Chronique écrite par Jean-Philippe DEFAWE lors du confinement en mai dernier sur les limites du principe de précaution.

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