
© AIA Life Designers, architectes - photos : Hugo Hébrard.
La Station A, une nouvelle dynamique architecturale
À Angers, la ZAC du cours Saint-Laud agit à la manière d’un trait d’union entre la ville résidentielle et la ville active. C’est dans ce nouveau quartier d’affaire que s’invente progressivement l’urbanité du futur, dans laquelle la qualité de vie au travail, le développement durable et le digital sont des fils directeurs essentiels.
Imaginée par AIA Life Designers, La Station A incarne cette nouvelle dynamique architecturale de création de lieux de travail inspirants, favorisant les synergies entre entreprises dans des bureaux à dimension humaine.
L’offre de bureaux proposée à la station A est en effet totalement novatrice dans la façon dont les entreprises sont invitées à y « consommer » leurs surfaces locatives de bureaux. Les différentes sociétés hébergées dans l’immeuble sont ainsi considérées comme des co-locataires mettant en partage un certain nombre de fonctions comme le hall, le workcafé, des salles de réunion, le jardin, le local serveur.
Un projet qui favorise la qualité de vie des usagers
Outre l’intérêt environnemental de ces rationalisations de surfaces, la qualité et les potentialités d’utilisation de chacun des espaces concernés se trouve ainsi considérablement « upgradées » au profit de tous les locataires, favorisant la qualité de vie au quotidien et l’envie de venir travailler ensemble. Implanté sur une parcelle en angle bordée par la gare Saint-Laud, le bâtiment fait par ailleurs le lien entre le parc paysager et la ville.
Au cœur de toutes les mobilités, la Station A est accessible en train, en voiture, et en cheminements doux, disposant, par ailleurs, d’un parking souterrain et d’un local à vélos.

Une architecture qui s'intègre dans son environnement
Le parti-pris architectural s’impose un triple défi : l’engagement environnemental de l’opération ; l’équilibre entre les espaces du bien-vivre ensemble et ceux dédiés à la créativité individuelle ; et enfin l’intégration de l’immeuble au sein de son environnement, sans heurter ce dernier mais en s’en démarquant suffisamment pour pouvoir revendiquer son caractère pionnier.
Dans son aspect formel, le vocabulaire architectural fait écho à celui de la ZAC pour favoriser l’harmonie esthétique. Les pignons et les toitures en pente s’intègrent parfaitement dans l’environnement local. Un jeu sur les volumes et sur la hauteur des pignons évoque les codes de l’habitat individuel et de l’habitat collectif. Il ne s’agit pas seulement d’un clin d’œil, mais de la traduction d’une volonté de créer un espace habité, un lieu de vie dont les usagers sont à considérer comme des colocataires, un lieu de synergie.
L’angle du bâtiment, regroupant les espaces partagés - salles de réunion et salles de coworking - dévoile une façade transparente. Un escalier parcourt le bâtiment dans sa hauteur.
Depuis l’extérieur, l’ensemble se perçoit comme une invitation et se distingue par la lisibilité des fonctions et des espaces. Le rez-de-chaussée, vitré, fait la transition entre l’espace extérieur et celui du bâtiment. Abritant un work-café et pouvant accueillir des événements, il peut être repensé en cellule commerciale.
Tandis que le hall et les espaces partagés sont marqués par la verticalité, les plateaux tertiaires présentent une configuration horizontale et traversante. Ils sont ouverts sur une coursive plantée. Les espaces de travail offrent une pleine ouverture sur l’extérieur en même temps que des espaces plus tamisés, baignés de lumière filtrée.
Les usagers jouent, selon leurs préférences, sur cette dichotomie lumineuse. La façade Sud est largement vitrée et la façade Nord présente quant à elle des redents, un bardage métallique, des terrasses et des volumes dissociés qui viennent alléger la compacité de l’ensemble.
Une construction bas carbone
Les matériaux sont essentiellement biosourcés dans une logique de construction bas carbone. Ils ont également été choisis pour leur résistance, le peu de charges et de maintenance qu’ils induisent.
On opte ainsi pour une structure bois poteau-poutre, des planchers bois-béton et une ossature bois pour les murs des façades. Des protections solaires assurent, en été, le confort thermique.Le jardin paysager joue également le rôle de régulateur thermique. Clos de murs, garni de plantes hautes, de massifs vivaces, d’un potager au travail duquel chacun peut participer, il crée la possibilité d’une véritable immersion dans l’élément végétal. Enrichi de mobilier recyclé et modulable, c’est un lieu dans lequel on fait société ou, parfois, repli.
Au cœur du tissu économique régional, la Station A fait figure d’exception. Le projet, précurseur dans sa conception, présente une nouvelle offre de bureaux hybrides et durables réalisés dans l’esprit d’une architecture domestique à valeur de cocon.
Source : AIA life Designers

Les acteurs du projet
- Maîtrise d’ouvrage Groupe Duval
- Architecte AIA Life Designers*
- Architecte d’intérieur Johanne San*
- Ingénierie TCE + économie AIA Ingénierie
- Expertise environnementale AIA Environnement
*Adhérents Novabuild
Panorama construction durable en Pays de la Loire (si concerné)
Ce projet est à retrouver dans le Panorama de la Construction Durable en Pays de la Loire, cartographie de Share is More alimentée par Novabuild et recensant les projets inspirants dans la région.