[étude Cabinet UTOPIES] L’INNOVATION QUI CHANGE LE MONDE

Publié le

23/10/2014

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L’étude qui dit pourquoi l’innovation est la nouvelle frontière du développement durable (et inversement) !


L’innovation est l’avenir du développement durable. Et inversement. C’est à partir de cette double conviction que l’étude L’INNOVATION QUI CHANGE LE MONDE a été imaginée. Cette conviction est aussi un constat, fait chez Utopies après plus de 20 ans passés à accompagner les entreprises dans leurs stratégies de développement durable.
 

Car nous sommes en train d’assister, et c’est tant mieux, à l’entrée des politiques environnementales et des démarches de développement durable dans une nouvelle ère de maturité, que l’on peut appeler développement durable 2.0 et dont la caractéristique principale est, justement, cette intégration des stratégies business et développement durable, avec un focus particulier sur l’innovation et la capacité à transformer les externalités en opportunités.
 

Cette étude est le fruit d’un travail collaboratif qui croise les points de vue de nombreux acteurs – en premier lieu les consultants d’Utopies, mais aussi les sponsors et les partenaires de l’étude, les clients d’UTOPIES, un certain nombre d’experts et de praticiens de l’innovation et du développement durable, etc.
 

o Utopies, premier cabinet de conseil et think-tank français dédié à la stratégie d’entreprise et au développement durable depuis sa création en 1993, s’est chargé de la réalisation de l’étude,
o Un comité de pilotage constitué des entreprises partenaires du projet a suivi et participé à l’avancement de l’étude depuis sa conception jusqu’à sa finalisation,
o Le Club de Paris des Directeurs de l’innovation partenaire de l’étude a apporté son expertise en amont et de la réalisation de l’étude,
o Près de 30 dirigeants d’entreprise, experts et responsables de l’innovation, du marketing et du développement durable nous ont livré leurs retours d’expérience, leur connaissance du terrain, les idées et le recul nécessaire pour avancer dans la réflexion,
o Des centaines de documents consultés (études, enquêtes, retours d’expérience, monographies, conférences, etc.), dont une cinquantaine de sources principales (Bibliographie) nous ont permis d’effectuer un état de l’art complet bien que non exhaustif des principaux courants de pensée et de pratique sur le sujet.

FAIRE MIEUX AVEC MOINS : LE NOUVEAU PARADIGME DE L’INNOVATION


Le véritable enjeu de l’innovation, désormais, n’est pas de faire plus avec plus, ni même plus avec moins, comme on le pense historiquement dans notre culture d’ingénieurs et comme s’efforce de le faire le monde des affaires.


« Toujours plus » : c’est ainsi que l’on définit le progrès dans le monde occidental. Tant pis si l’on consomme aussi plus de ressources pour cela, puisqu’on ne prend pas vraiment en compte les externalités. De toute façon, quel autre modèle avons-nous ? La décroissance, qui fait moins avec moins, n’est pas vraiment une alternative satisfaisante.


Non : l’innovation de demain, celle dont parle cette étude d’Utopies, est celle qui fera mieux (qualitativement) avec moins. Moins, car nous connaissons désormais la finitude de la planète et de ses ressources. Moins, car le pouvoir d’achat des consommateurs est en baisse. Mieux avec moins : cette approche qui sonne presque comme une contradiction dans les termes nous interpelle, nous perturbe, nous choque même. Mais cette tension est aussi une source d’énergie pour faire advenir vraiment les innovations de rupture dont nous avons besoin.

Christophe de Maistre, PDG de Siemens France, explique très bien les limites de l’approche conventionnelle de l’innovation. En visant à faire « plus avec plus », les entreprises cherchent à se différencier en impressionnant les clients. Le problème est qu’avec cette surenchère, le produit devient trop complexe, ce qui pose d’abord la question de l’utilité - les fonctionnalités augmentent plus vite que les besoins, et les clients ne se servent in fine que d’une toute petite partie. Les utilisateurs n’utilisent-ils pas en moyenne que 10% des fonctionnalités des logiciels de productivité comme Microsoft Office ? Et aussi la question de la résilience - car un produit trop sophistiqué est fragile et plus exposé aux pannes, comme un système immunitaire qui n’aurait jamais été exposé aux microbes.
 

L’enjeu, aujourd’hui, est donc plutôt de redéfinir le niveau de qualité attendu en se mettant dans la peau du consommateur, pour viser non pas le produit idéal, le produit parfait, mais un produit « good enough ». Si vous ne le faites pas, si vous vous laissez entraîner par le marché sur la voie du « plus et encore plus », vous laissez le champ libre à des concurrents qui, en faisant des produits « good enough », répondront à 80% des besoins courants des clients pour un prix quatre fois moins élévé que le vôtre.
 

[extrait de la préface de Navi Radjou, co-auteur de « L’Innovation Jugaad » (Ed. Diateino, 2013) et de « Frugal Innovation » (The Economist, à paraître en février 2015)]

 


Lire la suite sur le site d'Utopies
Télécharger l'étude complète (PDF - 92 pages)
Télécharger la synthèse de l'étude (PDF - 16 pages)
 

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